Actualités Psychanalytiques et Psychologiques

Consultez ici l’article de Virginie Chardenet sur l’ouvrage collectif de l’Ecole Freudienne auquel j’ai participé

Cette nouvelle traduction des écrits de Daniel Paul Schreber se veut au plus près de la lettre. Robert Samacher nous l’a démontré à partir de cette fameuse expression des personnages à la 6-4-2 que l’on trouve dans la première traduction et qui s’avère être un ajout malheureux de sens et de métaphore pour « Flüchtig hingemachte Männer »; ou bien encore avec le mot de « Menschenspielerei » traduit dans la première version par « Malices » et où se perd l’idée que l’on retrouve dans cette version-ci plus littérale du « jeu moqueur avec les humains ».
Une version qui mérite donc de devenir la nouvelle référence…

Dans le dossier du numéro de Septembre du Journal des Psychologues, vous trouverez un article que j’ai rédigé à partir de mon expérience de psychologue en soins palliatifs.

Nantes, les 4 et 5 octobre

Journées provinciales de l’École Freudienne
Nantes, 4 et 5 octobre 2025

« Que veut une femme ? »

La vérité du sujet


Le sujet de l’inconscient est ce sujet divisé entre savoir et vérité.
Il veut savoir et ne veut pas savoir, pris entre ce qu’il désire et ce qu’il refoule, entre ce qu’il garde caché et ce qu’il espère découvrir pour mieux vivre avec son être. Il est ce sujet qui ne sait pas toujours ce qu’il dit et qui peut être surpris par ses lapsus, ses actes manqués, ses rêves, ses symptômes, dont la lecture peut lui rester énigmatique. Dans cette dialectique où tantôt sa vérité se laisse deviner, tantôt se dérobe, le refoulement est son allié. Et ce refoulement, nous le savons depuis Freud, est refoulement d’une vérité inavouable, inacceptable, douloureuse, voire insupportable. Il n’y a de vérité pour l’analyste que celle du sujet et elle ne peut être que singulière.
Cet ouvrage recueille un ensemble de textes sur ce thème de la vérité du sujet. Ils furent soit prononcés lors de journées de l’École Freudienne, soit ont été le fruit d’un travail pour d’autres occasions au sein de cette École. Chacun nous ouvre une porte d’entrée différente pour approcher la manière dont la vérité émerge au cœur de la clinique et de la pratique analytique et comment l’analyste, au quotidien, y est confronté.
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Coordonné par Isabelle Garniron

et Pierrick Brient
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Avec les contributions de : M. Aquien, A. Biton, M. Bon, P. Brient, I. Garniron, P. Herbert, C. Mabit, J.-Y. Méchinaud, C. Polsinelli, P. Poirier, G. Racadot, R. Samacher, J. Triol,

Dans ce nouveau numéro de la revue Empan, vous trouverez un article de Claude Sablé qui rappelle le chemin parcouru par la profession de psychologue pour en arriver à son degré actuel de structuration.

L’engouement croissant pour la biologie du cerveau tient à la conviction qu’elle serait la mieux placée pour expliquer les troubles mentaux, les difficultés scolaires et les inégalités sociales. Pourtant, selon les scientifiques les plus reconnus, les neurosciences n’ont, jusqu’à présent, guère éclairé les pratiques en psychiatrie, en pédagogie ou pour lutter contre les inégalités. Il y a en effet un écart considérable entre le discours triomphant délivré au grand-public et la réalité des avancées scientifiques. Ce double discours favorise une conception neuro-essentialiste des comportements humains. En mettant l’accent sur le cerveau individuel, cette conception occulte les responsabilités collectives, notamment vis-à-vis des enfants et des familles défavorisées. En célébrant la plasticité cérébrale, le discours des neurosciences contribue aussi à renforcer l’idéal
néolibéral d’autonomie et d’adaptabilité. Parmi tous les discours d’experts, celui des neurosciences est particulièrement difficile à critiquer sur le fond en raison de sa technicité. Ce livre en propose un examen critique. 

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